Introduction

 Pourquoi la France est-elle découpée en régions administratives ?

L’état, qu’il soit un royaume ou une république, a toujours eu besoin d’administrer ses régions : pour collecter les impôts, lever une armée, rendre la justice, entretenir ses routes, distribuer le courrier, développer l’enseignement…

L’histoire du pays de France commence au temps des Carolingiens. Louis I le Pieux meurt en 840, en laissant son empire à l’aîné de ses 3 fils, Lothaire. Mais les 2 cadets ne l’entendent pas de cette façon et obligent Lothaire à signer le traité de Verdun (843) qui divise définitivement l’Empire franc en 3 royaumes. Celui de France revient à Charles II le Chauve.

Cette France toute nouvelle n’a d’unité que le nom. De nombreux seigneurs se la disputent tout au long des siècles. Les régions historiques s’uniçssent et se divisent au gré des guerres.

C’est ainsi que Charles le Téméraire (1433-1477), ennemi de Louis XI, régna sur la Flandre bien lointaine de son duché de Bourgogne. Lorsqu’au lendemain de la révolution de 1789 l’Assemblée constituante se réunit, elle se trouve face à une France administrative bien compliquée : provinces, généralités, baillages ou élections se superposent sans jamais coïncider. Par le décret du 14 décembre 1789, elle efface l’organisation de l’Ancien Régime et met en place les départements. Ce nouveau découpage administratif, bien qu’artificiel, permettait à n’importe quelle personne de se rendre en une seule journée de cheval au chef-lieu (ville la plus importante) pour y régler ses affaires. Les 96 départements métropolitains actuels sont presque tous nés en 1790 (sauf la région parisienne et la Corse divisée en 2).

Pendant 2 siècles, les département ont tenu bon. Mais le développement excessif de Paris et sa région a amené les gouvernements à souhaiter une meilleure répartition des activités sur tout le territoire français (la décentralisation). En 1973, 22 régions sont officiellement mise en place.

La taille des régions est très variable : de 2 départements pour la région Nord – Pas-de-Calais à 8 pour Rhône-Alpes par exemple. Toutes tournent autour d’une ville importante : capitale régionale ou métropole d’équilibre.

Aujourd’hui encore, tout le monde n’est pas d’accord. Les habitants de certaines régions sont unis par leur histoire, leur langue, leurs habitudes. Ainsi, la Haute et la Basse-Normandie voudraient s’unie en une seule région mais ne s’entendent pas sur le choix de leur capitale. Nantes et son département, la Loire-Atlantique, rattachés aux Pays de la Loire, se sentent plus proches de la Bretagne.

À partir de 1982, les pouvoirs régionaux s’accroissent. Le commissaire de la République représente l’État dans la région et fait respecter les lois. Le président du conseil régional a de réels pouvoirs. Il gère le budget (impôts locaux, emprunts, dépenses) et veille à l’exécution des projets votés par le conseil régional et le comité économique et social. La région a donc la possibilité de veiller à ses intérêts économiques et sociaux. Elle peut intervenir auprès des entreprises en difficulté mais aussi financer des équipements régionaux (espaces verts, crèches, routes, transports en commun…)

 

Toi qui vis à Cheval-Blanc ou dans un hameau des environs, tu habites une commune. Elle-même dépend du canton de Cavaillon. Ce canton fait partie de l’arrondissement d’Apt qui, avec ceux d’Avignon et de Carpentras, forment le département du Vaucluse. Il y a 151 communes, 24 cantons et 3 arrondissements dans le Vaucluse. Le Vaucluse, les Hautes-Alpes, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Corse et la Corse du Sud forment la région Provence-Alpes-Côte d’Azur-Corse.

C’est au niveau de la commune, avec le maire et ses conseillers, du département avec le préfet, et de la région avec le président du conseil régional et le commissaire de la république que s’exerce l’administration locale. Les cantons et les arrondissements ne jouent qu’un rôle électoral.

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