Les pays de la Loire

La région en résumé : 5 départements (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe, Vendée) – Nantes (600 000 habitants) – région agricole – Industries décentralisées bien adaptées. 

Le relief 

Cette région administrative n’offre guère d’unité physique.

Le fleuve qui lui donne son nom ne traverse que 2 des 5 départements. Au nord, dans la Sarthe, s’élèvent « les Alpes mancelles », qui donnent au paysage un aspect vallonné où alternent champs et bois. Au sud, la Vendée est maritime.

Le paysage de bocage s’étend jusqu’à l’océan qui déferle sur de vastes et accueillantes plages. Le val de Loire est tourné vers l’Atlantique. L’embouchure du fleuve, un vaste estuaire entre Nantes et Saint-Nazaire, regroupe l’essentiel de l’activité industrielle de ces régions. 

Comme ses voisins de l’Ouest, les pays de la Loire sont essentiellement ruraux. Bocage et fermes dispersées se consacrent à l’élevage bovin.

L’agriculture 

Les exploitations familiales sont de taille modeste. C’est grâce au développement de coopératives agricoles que l’orientation vers l’élevage s’est faite avec succès. La CANA (Coopération agricole la Noëlle d’Ancenis) en Loire-Atlantique est une géante. Avec ses 35 000 adhérents, elle dépasse les limites de son département. Elle emploie plus de 1 000 personnes et ne peut arrêter sa croissance si elle veut rester en concurrence avec les industries agroalimentaires privées.

Les exploitations parfois sont si petites que leurs exploitants ont cru trouver une solution dans l’élevage dit « hors sol ». Ils nourrissent leurs animaux (porcs ou volailles) avec des aliments achetés et non avec les produits de leur exploitation. Mais les prix de la viande ne sont pas stables et cette spécialisation reste très fragile, puisque soumise aux caprices du marché.

L’élevage laitier et d’embouche prend de plus en plus le pas sur les cultures dans le Maine et la Vendée.

Le val de Loire se consacre à la culture des fruits et légumes. En Anjou, autour d’Angers, la culture florale occupe la 1re place avant les pommes et les poireaux. Nantes fournit aux marchés nationaux ses melons et ses carottes presque toute l’année, et le 1er mai les brins de muguet parisiens proviennent souvent des 30 hectares qui lui sont consacrés à proximité de la ville.

La vigne enfin tient, encore, une bonne place dans le val de Loire sur les coteaux de Layon et dans la région de Saumur, pour les meilleurs crus. Le muscadet du pays de Sèvre est un blanc apprécié avec les fruits de mer. 

Dépourvue de matières premières, la région n’a pas connu la révolution industrielle du XIXe siècle. Depuis peu, l’exploitation des quelques ressources : ardoises, kaolin, granit et surtout uranium (de Vendée), pourrait modifier ce contexte.

Industrie et décentralisation

Dès 1939, Le Mans accueille les usines de moteurs d’avion et de construction de chars (Renault) décentralisées. Après 1945, le mouvement s’est amplifié. Tracteurs et voitures Renault sont produits au Mans, des fabriques de pneumatiques s’installent à Cholet et La Roche-sur-Yon, l’électronique à Laval. Malheureusement, ces nouvelles implantations n’ont ni empêché le déclin des industries locales ni attiré d’industries lourdes. Par contre, elles ont préféré les petites villes à la région de Nantes, rééquilibrant un peu le tissu urbain régional. L’informatique, la petite dernière des industries locales, a choisi Angers (CII-Honeywell-Bull) et la vallée de l’Erdre (Matra-Harris-semi-conducteurs). Nantes – Saint-Nazaire est le foyer industriel important de la région. L’agglomération groupe près de 600 000 habitants. L’activité des chantiers navals, qui autrefois était le moteur de l’industrie nantaise, est en déclin. La crise touche durement ce secteur et entraîne la disparition de nombreux petits sous-traitants. L’agroalimentaire (produits pour bétail) occupe une part importante de l’activité industrielle. les nouvelles fonctions administratives de Nantes métropole régionale) ne sont pas suffisantes pour freiner un déclin démographique amorcé par celui de l’industrie. Le trafic aérien assure les principaux échanges transversaux mais ne dépasse guère les 500 000 passagers par an, ce qui reste très modeste.  

Le tourisme

Le tourisme vert concerne tous les départements. L’apport économique est toutefois peu important.

C’est le littoral qui attire les vacanciers. La Baule et Les Sables-d’Olonne accueillent depuis longtemps les estivants. Depuis 60, un tourisme de masse a été encouragé par les promoteurs immobiliers.

Ce tourisme saisonnier, lié à une saison courte (2 mois en moyenne), n’apporte pas des revenus suffisants à certaines petites villes qui pourtant privilégient les équipements touristiques portuaires au détriment des activités de pêche.

5 votes. Moyenne 1.60 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site