L'Auvergne

La région en résumé : 4 départements (Allier, Cantal, Haute-Loire, Puy-de-Dôme) – Clermont-Ferrand (253 000 habitants) – Climat rude et agriculture difficile –Sous-industrialisation – Tourisme en progression. 

Le relief 

L’Auvergne est une région aux paysages variés, très différents les uns des autres. Bien que faisant partie d’un même massif montagneux (le Massif Central), montagnes, vallées ou petits bassins voisinent, sans pour autant communiquer. Le relief est en effet compliqué et les voies de passages rares, ou difficilement praticables. Les massifs volcaniques uniques sur le territoire français font l’originalité de cette région. Ces massifs sont entrés en activité bien après la constitution du Massif Central, et ont quelque peu bouleversé son relief.

Aujourd’hui, ces volcans endormis depuis des millions d’années ont été à leyur tour modifiés par l’érosion : la pluie et les glaciers. Ainsi le puy de Sancy, le plus haut sommet, culmine à 1 886 mètres ; alors que des études géologiques estiment qu’il a dû atteindre au moins 3 000 mètres.

À l’est de l’Auvergne, s’ouvre vers le nord la vaste plaine de l’Allier appelée Limagne, succession de plaines d’effondrement formées après les 1res éruptions volcaniques. L’Allier, qui cuole du sud vers le nord en direction de la Loire, ouvre la seule grande voie de communication de l’Auvergne.

Ces reliefs volcaniques ont laissé à l’Auvergne des paysages uniques : la chaîne des Puys ou monts Dôme, constituée par une 100aine de volcans alignés sur environ 30 km, présente des dômes et des cratères parfaits.

Les monts Dore réunissent les plus hauts sommets (puy de Sancy) et de magnifiques lacs de cratères (lac Pavin) ou lacs de barrage (lac Chambon). Les glaciers y ont laissé de vastes vallées en auge (la Haute Dordogne).

Le Cantal, ensemble de sommets appelés plombs (plomb du Cantal, 1858 m) ou puys, est très attaqué par l’érosion. Les coulées de lave ont donné des plateaux inclinés aux bords parfois abrupts (plateau de Saint-Flour ou Salers).

Une agriculture difficile 

L’Auvergne s’est spécialisée dans l’élevage et la production laitière. L’agriculture vivrière et céréalière du siècle dernier fait place aux herbages et aux cultures destinées au bétail (orge, pomme de terre). Le département de l’Allier se consacrant à l’élevage de bovins et d’ovins, Villefranche-d’Allier s’est équipée d’un grand abattoir. Au sud, dans l’Aubrac, les bœufs sont élevés dans des fermes-ranches. L’Auvergne possède le 5e du troupeau de bovins français, qu’elle consacre en grande partie à la production laitière. Les belles salers, à la robe acajou, du Cantal et du Puy-de-Dôme doivent céder peu à peu le terrain à de meilleures vaches laitières : les françaises frisonne-pie-noire.

Parallèlement à la multitude de petites laiteries locales, un réseau de coopératives (comme celle de Richemont) s’est organisé et, avec les groupes industriels, contrôle la plus grande partie du marché du lait et du fromage. Le bleu d’Auvergne, le cantal et le saint-nectaire n’ont plus à se faire connaître.

La forêt n’occupe qu’une petite partie de la superficie rurale. Un reboisement récent se fait à partir des résineux dont le rapport est rapide. L’exploitation forestière est souvent le domaine d’étrangers au pays. Mais certains retraités reboisent pour leurs enfants.

Une industrie presque exclusivement dans le val d’Allier

Au départ, l’auvergne présentait un potentiel industriel important : des sources d’énergie (hydraulique ou minière), une main-d’œuvre abondante qu’une agriculture pauvre ne suffisait pas à nourrir. Mais c’est le val d’Allier, aux dépens de la montagne, que les industriels ont choisi. Au siècle dernier certaines entreprises étaient très célèbres : les coutelleries de Thiers, les papeteries d’Ambert, les dentellières du Puy, et bien d’autres. Toutes ces activités si florissantes ont disparu, ou sont fortement menacées. L’automobile est à l’origine d’une développement industriel énorme à Clermont-Ferrand. La société Michelin a marqué pour longtemps la ville. Mais aujourd’hui Michelin s’est développé dans 45 autres villes. Le siège social de la firme est à Clermont, mais dépend à présent du holding Michelin international installé à Bâle en Suisse. Dunlop installé à Montluçon n’aura jamais l’impact de Michelin sur cette ville.

Certaines industries traditionnelles se reconvertissent : les coutelleries de Thiers, par exemple, fabriquent également de la vaisselle inoxydable ; autour d’Yssingeaux, la métallurgie et le travail du plastique prennent le relais des rubaneries de soie. Les problèmes engendrés par une industrie textile en difficulté à Ambert ne trouvent qu’une solution médiocre dans l’installation récente d’une usine chimique (Roussel Uclaf) au nord de la ville.

Issoire puise encore sa main-d’œuvre chez les paysans locaux (paysans-ouvriers) pour le compte de Cégédur (aluminium et Ducellier (accessoires automobile).

Vichy souhaite compléter son activité thermale pour des activités industrielles qui occuperaient davantage d’employés.

Des villes dans les vallées entre agriculture et industrie

8 villes auvergnates dépassent 15 000 habitants : Montluçon, Aurillac, Vichy, Issoire, Riom, Le Puy, Thiers et Moulins. Toutes dépendnet de la métropole Clermont-Ferrand. Ville administrative, mais aussi universitaire, elle est considérée comme l’un des plus gros ensembles industriels de la France méridionale. Les projets routiers (passage à 4 voies sur la route du sud vers Millau, autoroutes Est vers Lyon, Ouest vers Limoges, Nord vers Paris) devraient permettre un rayonnement plus important et sortir l’Auvergne d’un certain isolement. 

LE SAIS-TU ?

À quelque 6 km au sud de Clermont-Ferrand, sur un plateau aujourd’hui désert en pays Avernes, se déoula une des batailles les plus célèbres de la Gaule. Quel est sont nom et celui des chefs qui s’y affrontèrent ?

À Gergovie, ville natale de Vercingétorix, César dut battre en retraite devant le guerrier gaulois qui à son tour fut battu définitivement à Alésia peu après (52 av. JC).

Tourisme vert, cures thermales et ski en famille

Les activités touristiques sont nombreuses et peu connues.

Les cures thermales sont, sans aucun doute, les 1res à avoir attiré des « touristes » en Auvergne. La réputation de Vichy, La Bourboule, Châtelguyon et le Mont-Dore n’est plus à faire. On compte plus de 100 000 curistes par an qui viennent se reposer et soigner leur maladie.

Pas de hauts sommets ni de pentes couvertes de téléskis comme dans les stations des Alpes du Nord, mais quand la neige le permet, le Mont-Dore, Super-Besse (Sancy) et Super-Lioran (Cantal) accueillent les skieurs alpins. Les skieurs de fond, eux, n’ont que l’embarras du choix. Les pistes sont innombrables et les sites magnifiques. L’Auvergne s’enorgueillit de faire du ski de fond une de ses spécialités.

Les touristes d’été aiment la nature. Le parc des volcans d’Auvergne, à qui sait regarder et attendre, offre des spectacles inoubliables. Les gîtes ruraux, les campings, les hôtels sont autant de lieux d’accueil pour les amoureux des églises romanes ou des châteaux. Les sportifs ont à leur disposition de nombreux lacs de cratère ou de barrage aménagés. L’été le temps reste frais en altitude, mais les pluies atlantiques sont bien souvent arrêtées par la montagne limousine. Le sud de l’Auvergne, quant à lui, est au soleil du Midi.

7 votes. Moyenne 3.57 sur 5.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site