La région Rhône-Alpes

La région en résumé : 8 départements (Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Rhône, Savoie, Haute-Savoie) – Une métropole influente : Lyon (1,2 millions d’habitants) – Agriculture riche et variée – Industrie puissance – Tourisme « blanc » de réputation européenne.

Le relief

3 grandes unités du relief bien distinctes pour la région Rhône-Alpes : les Alpes du Nord, les vallées de la Saône et du Rhône et l’est du Massif Central. Les Alpes du Nord se découpent en 3 zones : la haute montagne, avec son point culminant (mont Blanc 4 807 mètres) et ses glaciers (Bosson et Taconnasse), découpée par des vallées profondes (Isère, Arc, Romanche) ; le sillon alpin formé d’une succession de plaines larges empruntées par l’Isère ; les préalpes constituées de massifs dépassant parfois les 2 000 mètres où monts et plateaux ondulés alternent.

Les vallées de la Saône et du Rhône se rejoignent à Lyon. Sur 400 km de long, la largeur varie de 2 à 5 km.

À l’ouest, les vastes plateaux des monts du Beaujolais, Lyonnais et Vivarais tournent le dos au reste du Massif Central en faisant face à la vallée Rhône-Saône.

En haute montagne, le climat est froid et enneigé. Plus on descend vers les fleuves, plus le climat s’adoucit. Il arrive même qu’en Vivarais un foehn (« burle ») fasse fonde la neige aux sommets (Crêt de la Perdrix 1 434 mètres ou Grand Felletin 1 390 m).

L’agriculture

Presque la moitié des terres est occupée par l’agriculture. Les conditions naturelles ne sont pas toujours favorables. Le relief des montagnes, le froid de l’hiver, la taille des exploitations en moyenne inférieure à 20 hectares, l’extension des villes aux dépens des terres agricoles, le vieillissement des exploitations ; tous ces facteurs ne jouent pas en faveur de l’agriculture de Rhône-Alpes qui pourtant se caractérise par une grande variété de productions.

La polyculture reste largement répandue. Les marchés urbains proches ont permis le développement et la spéculation sur certaines d’entre elles : les vignobles du Beaujolais et des côtes du Rhône, les cultures fruitières, maraîchères et florales (plantes aromatiques de la Drôme).

L’élevage laitier est la spécialité des régions montagneuses. La production de lait est essentiellement destinée aux fromages (reblochon, tomme…).

Dans les vallées de l’Isère, la Drôme et l’Ain, la spécialisation est aux céréales (blé tendre, maïs et orge) et au colza. Mais aussi élevages de bovins, porcins et volailles destinés à la production de viande.

La forêt occupe 1/3 de la superficie de la région. Elle fournit des bois ronds, pour la plupart des résineux parfaits pour les poteaux, les poutres…

Cette production variée de l’agriculture de Rhône-Alpes est remarquablement bien distribuée grâce à des grandes installations : les abattoirs de Lyon-Corbas, les marchés de gros d’intérêt national de Grenoble et Lyon, celui des produits laitiers et de la viande de Saint-Étienne et celui de fruits de Saint-Péray.

Une industrie puissante

Rhône-Alpes est la 2nde région industrielle de France. Sa position de carrefour entre la Méditerranée et l’Europe du Nord-Ouest était sans aucun doute son meilleur atout pour permettre aux activités industrielles variées de se développer.

Autrefois spécialisée dans la production de textiles précieux (soie) et divers, elle n’échappe pas à la crise qui touche sévèrement ce secteur. La concurrence des productions étrangères à moindre coût entraîne le déclin des fabriques de tissus et surtout de vêtements. Pourtant l’activité textile est encore le 3e secteur industriel de la région (soieries Branchini-Ferier et Brochier, Sportswear, Bayard, Mossant, Devernois, Marcel Griffon, Lejaby-Rasurel, Lafont…). Le travail du cuir et la production de chaussures sont aussi dynamiques (Jourdan, Bally, Danaud, Trappeur pour les sportifs).

Les industries métallurgiques, mécaniques et électriques sont durement touchées par la crise. L’activité reprend au même rythme que celle de la France.

Quelques géants dans ces domaines ont choisi Rhône-Alpes : Creusot-Loire et Usinor (Saint-Étienne), Péchiney-Ugine-Kuhlmann, Thomson CSF, CGE (Compagnie générale électrique), Renault véhicules industriels (RVI Bourg-en-Bresse).

À l’ombre des « grands » et beaucoup moins touchées par la crise, de nombreuses entreprises plus modestes au niveau de leurs effectifs ont une activité stable : les chaudronneries et tuyauteries liées à l’industrie nucléaire ; les constructions mécaniques très spécialisées : outils (Black et Decker, Caterpillar…), instruments chirurgicaux – Becton-Dickinson), instruments de pesage (Terraillon) ou matériel optique (Angenieux) ; les constructions électriques ou électroniques liées à la production et au transport d’énergie (Delle-Alsthom, Merlin-Gerin, Câbles de Lyon…), au traitement de l’information (Thompson CSF et Hewlett-Packard), à l’électroménager (Thomson-Brandt, Calor…).

L’activité chimique liée au pétrole et ses dérivés occupe la 2nde place (Rhône-Poulenc, Péchiney-Ugine-Kuhlmann, Saint-Gobain, Pont-à-Mousson, Elf-Aquitaine…). La parachimie et les produits pharmaceutiques représentent un secteur très actif (Institut Mérieux, Specia, Roussel-Uclaf, Lipha, Hospal, Boiron…). Enfin, il ne faut pas oublier la chimie dite fine avec les produits photographiques d’Ilford par exemple.

En liaison avec les activités agricoles, le secteur alimentaire est bien représenté dans une région où la gastronomie est réputée. Les charcuteries industrielles sont produites pour Olida, Morey, La Bresse ou Calixte. Les fromages sortent des usines Entremont, Reybier, Picon ou Orlac-Yoplait. Lenzbourg envoie ses confitures dans toute la France et Teissere ses sirops. Enfin, sans doute la plus célèbre des eaux minérales est mise en bouteilles à Évian.

Pour compléter ce tableau industriel très varié, il faut encore parler de l’ameublement (Mobalpa, Roset, Cinna), du papier à dessin (Canson-Mongolfier), des jouets (Majorette et Berchet) et surtout des matériels de sport (Rossignol, Dynastar, Dynamic, Salomon, Jamet, Mitchell, Lafuma, Trigano…).

DENINE ?

De chalon-sur-Saône, visible de l’autoroute, un grand monument est élevé à la gloire d’un certain Nicéphore Niepce : qu’inventa donc ce grand homme en 1826 ?

La photographie

L’enseignement supérieur

Pour la seule région rhône-Alpes, on compte 8 universités réparties entre Lyon (3), Grenoble (3), Saint-Étienne et Chambéry, des grandes écoles (École supérieure de commerce de Lyon, Institut national des sciences appliquées : INSA, Écolenationale vétérinaire de Lyon, École nationale supérieure d’architecture, École nationale de police…) et même l’École normale supérieure scientifique de Saint-Cloud qui est attendue prochainement.

Toutes les disciplines sont représentes : scientifiques, technologiques, juridiques, économiques, médicales, littéraires et sciences humaines. La variété et le haut niveau de cet enseignement fournissent à Rhône-Alpes d’excellentes qualifications pour toutes les branches économiques et lui permettent d’avoir un secteur de recherche très important. Rhône-Alpes est le 2nd pôle de recherche en France. En plus d’une recherche publique – CNRS, Centre national de la recherche scientifique), quelques organismes orientés vers la recherche internationale ont choisi Rhône-Alpes : le Centre international de la recherche sur le cancer à Lyon, le Centre européen pour la recherche nucléaire (CERN) près de Gex…

De l’énergie : électricité, pétrole et nucléaire

La région possède peu de sources d’énergie à l’exception de l’hydroélectricité produite dans les Alpes et le Massif Central. La houille de la région de Saint-Étienne n’est plus qu’un souvenir. L’installation de pipelines le long du Rhône a permis l’implantation de la raffinerie d’Elf-Feyzin, aujourd’hui au centre d’un complexe pétrochimique (raffinage et stockage) régional important. Comme partout en France, l’activité liée au pétrole doit encore diminuer, le prix du brut restant élevé depuis le début de la crise des années 70. Rhône-Alpes a choisi l’énergie nucléaire pour compléter ses besoins (4 centrales : à Saint-Alban-Saint-Maurice, Bugey, Cruas et Tricastin et un surrégénérateur à Creys-Malville).

Tourisme : bleu, blanc, vert

Beaucoup d’atouts pour Rhônes-Alpes : sa position de carrefour qui s’étend à l’Europe, ses reliefs variés, son climat neigeux en montagne, favorable aux vignes dans la vallée, son passé historique, son patrimoine archéologique et enfin ses équipements touristiques pour tous les goûts.

Bleus sont les lacs et les cours d’eau de la région. Rhône-Alpes est sans doute la région de France la mieux équipée pour ceux qui aiment les loisirs nautiques. Les curistes et les thermalistes ne savent que choisir entre les différentes stationjs thermales : Aix-les-Bains, Évian, Divonne, Allevards, Vals, Charbonnières, Saint-Gervais, Nyons…

Blanc ? Rhône-Alpes offre le plus grand domaine skiable équipé du monde ! quelque 50 stations classées plus une 100aine de centres de ski mettent à la disposition de tous les skieurs de pistes, de fond ou de randonnées des kilomètres de neige. Certaines stations à la réputation internationale offrent des champs de neige toute l’année.

Des petites stations familiales des monts du Forez et de l’Ardèche, aux stages des préalpes en passant- par les stations-villages (Chamonix, Val-d’Isère…) ou les grands complexes sportifs (les Arcs, Tignes…), la liste des sites serait trop longue. La Savoie sera le théâtre des jeux Olympiques d’hiver de 1992.

Du vert enfin pour les amoureux de la nature. La région offre 3 parcs nationaux : La Vanoise, les Écrins et les Cévennes ; 2 parcs régionaux : le Vercors et le Pilat. Les touristes épris de calme, de découvertes champêtres, sportives, culturelles où même gastronomiques viennent chaque année plus nombreux.

Sans couleur, « le tourisme d’affaires » est lié aux congrès, manifestations nationales ou mêmes internationales. Ces touristes particuliers vont à Lyon, Grenoble ou Saint-Étienne mais aussi à Annecy, Évian, Aix-les-Bains ou Valence. À Lyon siègent la Foire internationale annuelle, le Marché européen de l’ameublement ; à Grenoble, le Salon international des articles et de la mode des sports d’hiver et le Salon de l’aménagement de la montagne.

Le nombre d’hôtels et de chambres mis à la disposition des touristes représente 15 % de l’industrie hôtelière française. Aux hôtels s’ajoutent les campings, les gîtes ruraux, les maisons familiales de vacances, les résidences secondaires et les colonies de vacances. L’apport économique est très important.

3 grandes villes : Lyon, Grenoble, Saint-Étienne

Lyon

Lyon est la capitale incontestée de la région. 3e ville de France avec son agglomération, elle multiplie les fonctions : commerciales et industrielles, administratives et culturelles. Site remarque que celui de cette ville située au confluent de la Saône et du Rhône ! Il est facile de rallier le Massif Central, le Jura et la Suisse ou les grandes vallées alpines. La Saône et le Rhône conduisent à l’Europe du Nord et à la Méditerranée. Dès le Moyen Âge, Lyon est connue pour ses foires. Les commerces s’y développent bien, et de leur prospérité naissent plusieurs banques. Au XIXe siècle, l’industrie cherche où s’implanter, les capitaux lyonnais sont là pour l’accueillir. D’abord l’industrie chimique (colorants pour les textiles), la pétrochimie (raffinerie de Feyzin) et la métallurgie (constructions mécaniques) renforcent les pouvoirs de Lyon.

Mais les grandes entreprises de la région tombent sous le joug de multinationales. Leur siège se trouve à Paris ou à l’étranger. Cependant Rhône-Alpes traite directement avec des partenaires étrangers et c’est aussi à Lyon que les entreprises de la région se réunissent pour affaires.

Comme toutes les grandes villes, Lyon n’a pas réussi à contrôler son extension urbaine. le plus gros problème de la ville est celui de la circulation, résolu en partie par des voies express et des tunnels parfois au détriment du paysage. La création de la ville nouvelle de l’Isle-d’Abeau qui devait accueillir les Lyonnais trop à l’étroit n’a pas donné les résultats escomptés. Les Lyonnais boudent ces espaces créés de toutes pièces.

Saint-Étienne

Saint-Étienne est durement touchée par la crise économique. L’exemple le plus dramatique est la « liquidation » de Manufacture en 1980. Pourtant les Stéphanois lui sont profondément attachés et font tout pour y maintenir une activité industrielle et économique. Sur 45 km, l’agglomération s’étire le long du sillon houiller. Le charbon n’est plus extrait mais la métallurgie (cycles, armes, machines à coudre…)et la sidérurgie (Creusot Loire) essaient de se maintenir. L’industrie textile (rubanerie) est sous la coupe de Lyon.

Grenoble

Grenoble, capitale du Dauphiné, déchue en 1789, est devenue une ville industrielle moderne importante spécialisée dans les secteurs de pointes : électronique, mécanique et nucléaire. La recherche active (universitaire et privée) et la proximité de la montagne attirent les cadres et les techniciens.

DEVINE ?

Les habitants de Lyon sont les Lyonnais, ceux de Grenoble, les Grenoblois, mais ceux de Saint-Étienne, comment se nomment-ils ?

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