La Basse-Normandie

 

La région en résumé : 3 départements (Orne, Calvados, Manche) – Caen (182 000 habitants) – Région agricole – Littoral touristique.

Le relief

Basse et Haute-Normandie ne faisaient qu’une au temps historiques et souhaiteraient encore aujourd’hui s’unir. Plus que les paysages, les vocations économiques divergent totalement.

On a coutume de rattacher la Basse-Normandie, à l’ensemble du massif Armoricain breton. Ses collines recouvertes de près entourés de haies prolongent le bocage breton. La roche du sous-sol est la même, dure et très ancienne. Le contact avec la mer est plus doux, la côte basse offre de nombreuses plages. Une exception le nord du Cotentin se hérisse de falaises, côte magnifique mais peu propice à la baignade. Des collines à l’intérieur du pays (300 m d’altitude) descendent des rivières se jetant dans la Manche par un estuaire.

La Verte Normandie jouit d’un climat doux et pluvieux. Si les hivers ne sont pas très froids (environ 4°C en janvier), les étés ne sont pas chauds, et les pluies (plus de 800 l d’eau par an) tombent toute l’année.

Verts bocages et vaches laitières

Le paysage, presque entièrement occupé par le bocage, révèle la vocation agricole de la région. Les vaches laitières y paissent paisiblement au sein de petites exploitations, dont les fermes nombreuses se dispersent au creux des chemins. Ces champs clos sont consacrés aux prairies et aux cultures fourragères.

L’agriculture normande est basée sur le lait (15 % du lait français) et ses produits (beurre et fromages : camembert, livarot, pont-l’évêque).

Le « vert bocage » n’est interrompu que dans la plaine de Caen exploitée en champs ouverts.

Les Normands sont encore profondément attachés à la terre. 20 % des actifs se consacrent à l’agriculture. La moitié de la population du département de la Manche est rurale.

Une industrie encore jeune

Dans l’ensemble, la Basse-Normandie n’est pas une région industrielle. L’agroalimentaire, lié à l’élevage, s’est surtout développé à l’ouest. La production de beurre, de fromages et de lait en poudre n’a pas entraîné le développement des villes qui restent modestes. Seule Vire possède un secteur textile et métallurgique actif. Cherbourg, le port normand, ne vit que par son arsenal, les constructions navales éprouvant de grandes difficultés.

La partie centrale de la Basse-Normandie, de Caen à Alençon, a bénéficié de plusieurs décentralisations animant ses villes petites ou moyennes. Moulinex à Alençon sous-traite beaucoup auprès des entreprises de matériel électrique de faible importance pour la fabrication du petit électroménager. Les camions Saviem se sont installés à Caen, trouvant ainsi une main-d’œuvre importante et meilleure marché qu’en région parisienne. Mais ces implantations venues de Paris n’ont pas réussi à empêcher le déclin de certains secteurs comme le textile de l’Orne. L’absence de matières premières a écarté de cette région industrie lourde. Mais surtout sa vocation agricole et la proximité de Paris ne provoquent pas l’essor industriel souhaité, pourtant, par certains de ses habitants.

Caen capitale régionale

Seule ville importante de Basse-Normandie, Caen (182 000 habitants) s’est installée dans une plaine entourée de champs ouverts. Aujourd’hui capitale régionale, elle assume ses fonctions administratives et universitaires avec modestie. Paris garde un regard sur elle en conservant les centres de décision. Caen reste une place commerciale au rayonnement régional important.

Le tourisme et les Parisiens

Dès le XIXe siècle, la Normandie a vu les « touristes » parisiens envahir son littoral. De grandes stations balnéaires sont nées : Deauville, Cabourg sont les « aristocrates » de la côte. Les plages sont belles, les équipements variés. Même si les étés y sont incertains, leur attrait est encore très fort. Les promoteurs se sont empressés d’investir, faisant parfois du littoral une façade continue d’habitations occupées 2 mois par an.

À l’intérieur du pays, les résidences secondaires se multiplient. Si la restauration des fermes conserve le patrimoine architectural local, l’occupation de la terre diminue les surfaces agricoles et fait monter les prix.

Les haras du Pin (et les autres) attire beaucoup de visiteurs. Il est le seul à pouvoir présenter toutes les races chevalines, y compris les chevaux de labour délaissés partout au profil du tracteur. Le spectacle de ses attelages traditionnels vaut le détour (sortis au complet lors de courses les 1ers dimanches d’août et de septembre, et le 2nd dimanche d’octobre).

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