La Bourgogne

La région en résumé : 4 départements (Côte d’Or, Yonne, Nièvre, Saône-et-Loire) – Dijon (208 000 habitants) – Région agricole – industrie naissante.

Le relief 

Peu d’unité de relief pour cette région administrative au nom historique. Une grande vallée fluviale, des plateaux, un regard vers la Loire, un autre vers Lyon et en fin de compte une attirance incontestée vers Paris ; c’est tout cela la Bourgogne d’aujourd’hui.

Le seuil de Bourgogne est un plateau peu peuplé, au climat dur. Le Morvan, morceau du Massif Central, se covure de magnifiques forêts sombres. Les sommets arrondis, peu élevés (900 mètres) en s’avançant vers le bassin parisien, sont les 1ers à arrêter les pluies de l’Ouest. Climat pluvieux, températures rigoureuses l’hiver ont rendu la vie difficile aux Morvandeaux qui quittent leurs terres en masse.

Le Nivernais est la région de contact entre le Massif Central et la vallée de la Loire. En pente douce ou abrupte, les collines modèlent un paysage tourmenté. L’hiver y sec et froid (environ 80 jours de gelée).

Le grand fleuve, la Saône, coule dans une vaste vallée. Les inondations ne l’épargnent guère chaque année au printemps. De chaque côté, les monts du Charolais et du Mâconnais vallonnent un paysaeg agricole où élevage et vigne se partagent les noms prestigieux.

Une agriculture dominée par l’élevage et la vigne

Le Morvan s’est très vite orienté vers l’élevage des bovins. Son sol lourd et le climat relativement froid n’en faisaient pas une terre à céréales. Sur les hauteurs, seule la forêt résiste. Par contre, les jeunes bœufs occupent les plateaux avant de descendre engraisser dans les plaines. La race la plus répandue est le charolais.

La vallée de la Saône, si elle souffre des rigueurs de l’hiver, est largement touchée par la chaleur estivale. La vigne y est reine. Au seul nom de Bourgogne le connaisseur se réjouit. Les vignobles occupent les versants orientés à l’est. Leur entretien se fait de père en fils depuis des générations. Cette tradition vinicole est sans doute la plus grande unité de cette région. Les maisons de vignerons, la façon de vivre, le travail de la vigne ont créé de telles habitudes que les Bourguignons se sentent vraiment fiers de l’être ! Les grands crus de Bourgogne sont nombreux. Les côtes-de-nuits ou côtes-de-beaune se disputent les grandes années. Les bourgognes sont surtout des vins rouges. Chaque propriétaire commercialise lui-même sa production.

La célébrité des bourgognes ne doit pas faire oublier ses voisins plus modestes mais non moins savoureux comme les mâconnais ou les beaujolais dont le petit « nouveau » fait tant parler de lui tous les ans jusqu’aux États-Unis !

Une industrie hésitante

La Bourgogne n’est pas une région industrielle. Il suffit de regarder son réseau de villes pour s’apercevoir du tiraillement de cette région. Sens et Auxerre sont dans la zone d’influence de Paris, Nevers hésite entre l’Auvergne et la capitale, alors que Chalon-sur-Saône et Mâcon regardent vers Lyon.

Un seul foyer industriel : Le Creusot. Dès le XVIIIe siècle, Le Creusot s’est consacré à l’industrie. Après des difficultés, les usines métallurgiques du groupe Schneider ont réussi leur reconversion. Leur filiale Creusot-Loire emploie quelque 15 000 personnes et se consacre actuellement à la construction des chaudières nucléaires.

Le reste de l’industrie bourguignonne se disperse dans de petites usines de transformation : 1/3 des ustensiles de ménage en aluminium vient de Bourgogne (Seb). La vallée de l’Yonne se consacre au matériel électrique. À Chalon-sur-Sâone, la moitié de la production des pellicules photo-ciné sort des usines Kodak ; Framatome, pour sa part, fournit des cuves pour les centres nucléaires.

Dijon, la capitale régionale

Avant d’être capitale régionale, Dijon était déjà celle de l’illustre duché de Bourgogne dont les ducs donnèrent bien des soucis à nos rois de France. Prestige lointain qui doit se réjouir de l’essor remarquable de la ville depuis les années 60. La traditionnelle industrie alimentaire de la moutarde, entre autres, remplacée par une activité mécanique et électrique plus dynamique. Ces activités en expansion, ajoutées aux fonctions universitaires et administratives, sans oublier l’attrait touristique, font de la cité bourguignonne une rivale de Besançon (Franche-Comté) en rayonnant sur son propre terrain.

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