Le Nord-Pas-de-Calais

La région en résumé : 2 départements (Nord, Pas-de-Calais) – Une région très peuplée et urbaine – Lille-Roubaix-Tourcoing, métropole régionale – Une industrie productive mais un niveau de vie moyen.

Le relief

Le « plat pays » ? Et pourtant ! Des collines de Flandre à l’Artois, le paysage est infiniment varié. Cette plaine basse entourée de hautes terres se termine dans la Manche par des falaises et des plages. Longtemps, la mer l’a envahie et l’homme a lutté pour la vaincre.

Le Nord jouit d’un climat maritime doux et humide. Mais pluies et brouillards laissent, quand même, un ciel clair quelque 150 à 200 jours par an. C’est pour la lumière de ces jours-là qu’on a baptisé son littoral « côte d’Opale ».

Un paysage agricole créé par des hommes dynamiques

La nature n’a pas donné aux gens du Nord une région très propice à l’agricultu-re. Pourtant, les champs cultivés occupent une large place.

Des sols crayeux ou argileux ou bien encore du sable, voilà ce qui attend le laboureur de Flandre et d’Artois. Sur des exploitations de moins de 20 ha en moyenne, avec l’aide d’engrais et d’une mécanisation poussée, la production se doit d’être intensive, afin de nourrir une nombreuse population industrielle. Élevage laitier, porcs, volailles et cultures maraîchères (endives), mais aussi lin, houblon, chicorée, pomme de terre et légumes en plein champ pour les conserveries, constituent une production importante et variée.

Ailleurs, blé et betterave à sucre occupent les labours, alors que l’élevage (bovins, porcins et chevaux) devient une « affaire de spécialistes. »

Un pays industriel et urbanisé

Pendant longtemps, le nord de la France fut l’une des régions économiques les plus prospères de notre pays. Les ressources minières, les voies de communication, la main-d’œuvre qualifiée, mais surtout des capitaux régionaux (banquiers du Nord puissants jusque dans les années 50), tous ces facteurs ont fait la renommée de la région. Depuis, les capitaux affluent de Paris et de l’étranger, et la crise de l’énergie n’a pas épargné le Nord-Pas-de-Calais.

Industries textiles, chimie, métallurgie, tous ces secteurs ont du mal à se redresser. Et la reprise encore modeste de ces activités s’est faite au prix de nombreuses suppressions d’emplois.

Même l’industrie du verre, une spécialité régionale (cristallerie d’Arques et Arcopal), est en perte d’activité.

Le tunnel sous la Manche

Voilà un projet qui doit profiter au Nord-Pas-de-Calais. Car ça y est, les Français et les Anglais sont enfin d’accord depuis le printemps 1986. L’idée ne date pourtant pas d’hier : le 1er projet pour rattacher les îles Britanniques à l’Europe fut proposé par Nicolas Desmarets en 1751 ! Et depuis, que d’imagination ! Pas moins de 27 tentatives, en tout, des Anglais ou des Français ! Mais cela valait la peine d’attendre, car le projet actuel va peut-être permettre à la région de rénover son économie.

C’est le projet le plus coûteux du monde. Jusqu’à présent, le record était détenu par la réalisation de la plate-forme d’exploitation de gaz off-shore en Australie (Woodside). Le tunnel sous la Manche coûtera presque 3 fois plus, soit la bagatelle de 27 milliards de francs (estimation de 1968). Les travaux, commencés en automne 1987, doivent s’achever en 1993, le début de l’exploitation étant prévu pour le mois de mai. Pendant toute la durée des travaux, environ 65 000 emplois seront créés, par an. L’exploitation devrait permettre, elle, 500 à 1 000 emplois nouveaux par an pendant 10 ans.

Un double tunnel ferroviaire de 50 km de long permettra aux navettes de démarrer tous les quarts d’heure en moyenne. La traversée durera 50 minutes, y compris les 15 minutes de formalités de douane. Paris-Londres en train se fera en 3 h 15 (6 h 15 aujourd’hui) et Londres-Bruxelles en 2 h 50 (6 heures aujourd’hui).

Une région de citadins

90 % de la population habitent une ville. Villes florissantes du commerce et de l’artisanat au Moyen Âge, Lille, Cambrai, Douai, Arras et Valenciennes sont toujours en expansion. Par contre, Cassel, autrefois carrefour important, est complètement délaissées. Au XIXe siècle, les villes industrielles se sont à leur tour développées. Fourmies, autrefois à vocation textile, se maintient difficilement par ses usines métallurgiques. Les villes minières sont les plus caractéristiques avec les « corons » (maisons d’ouvriers alignées), témoins d’une activité charbonnière encore récente.

Les ports de la Manche n’ont pas été épargnés par la crise. Dunkerque, 3e port français, n’arrive pas à capter tout le trafic désiré. Une partie des bateaux préfèrent Anvers. Le complexe sidérurgique d’Usinor reste le plus important de France en dépit de la crise mondiale. Les chantiers navals subissent la concurrence étrangère et la pétrochimie les flambées du prix du pétrole.

Lille-Roubaix-Tourcoing

Lille est la métropole régionale mais son agglomération rejoint celles de Roubaix et Tourcoing. Son rayonnement n’atteint pas la côte (Dunkerque) et Valenciennes à l’est règne sur sa région. Depuis quelques années, la ville se vide au profit de son agglomération. Des efforts sont faits pour améliorer l’habitat et diminuer la pollution, et surtout la circulation. Autrefois ville textile, Lille essaie de diversifier ses activités : mécanique, chimie, électronique et agroalimentaires.

Roubaix et Tourcoing, restées fidèles au textile, ont du mal à se sortir de la crise. Armentières, qui a préféré les fibres synthétiques au lin, n’est guère en meilleure posture. La reconversion est lente et douloureuse.

 

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Commentaires (2)

1. huet 18/08/2010

region agreable j'y reviendrais:

2. marion 06/05/2011

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