Le Languedoc-Roussillon

 

La région en résumé : 5 départements (Aude, Gard, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales) – Montpellier

(200 000 habitants) – Agriculture et tourisme développés – Peu d’industries.

Le relief

Avec la Provence-Alpes-Côte-d’Azur-Corse, le Languedoc-Roussillon forme le Midi méditerranéen. Le long du littoral sont réunies une multitude de régions très différentes.

À la frontière espagnole, les Pyrénées-Orientales viennent doucement mourir dans la mer par le massif des Albères. Les hauts sommets (Puigmal : 2 913 m et Canigou : 2 785 m) ne sont pas très loin. Cet ensemble montagneux domine les bassins intérieurs et les hautes vallées de la Cerdagne : Capcir, Conflent et Vallespir. Entre Corbières et Albères, la plaine du Roussillon était autrefois un golfe qui s’est peu à peu comblé. La plaine du bas Languedoc s’appuie sur le Massif central. Son littoral bas et rectiligne est remarquable par la présence d’étangs : Leucate, Sigean et Thau. Côté Massif Central, après avoir franchi les plateaux des Garrigues, de la Montagne Noire aux Cévennes, le rebord est abrupt mais le point culminant n’est pas très élevé : mont Lozère, 1702 m.

Tournées vers la mer, ces régions n’offrent que 2 passages : le seuil du Lauragais à l’ouest en direction de Midi-Pyrénées et la vallée du Rhône au nord. 

Le climat

L’ensoleillement dépasse en moyenne 2 500 heures par an. À Montpellier, on enregistre environ chaque année 2722 heures et à Perpignan, 2 671 heures. Ce soleil, l’été, s’accompagne d’une forte sécheresse et la température avoisine souvent les 35 ° l’après-midi. L’hiver est clément dans les plaines littorales, mais en altitude les gelées sont fréquentes.

Le climat du Midi si recherché par les vacanciers pour sa douceur et sa chaleur est bien connu de ses habitants pour ses sautes d’humeur. En 1963, à Montpellier, après un été torride, il est tombé 30 cm de neige en hiver. Parfois, dès que l’été s’achève, l’automne commence brutalement par des pluies torrentielles : en 1910, le mont Aigoual a reçu presque un mètre d’eau en une journée. Ces pluies toujours violentes tombent sur un sol trop sec et les pentes sont ravinées, alors que les rivières en crue subite ont des débordements dévastateurs. Les orages sont fréquents, principalement en automne. Mais l’eau n’est pas le seul élément qui provoque des dégâts. Le vent est également exceptionnel par sa violence. On attribue à sa puissance l’énervement des hommes et des bêtes, qu’il vienne de la terre comme la tramontane ou de la mer.

En 1961, au cours du passage d’une tornade maritime dans l’Hérault, on a enregistré des pointes à 180 km à l’heure !

L’agriculture

Depuis longtemps, l’agriculture du Languedoc-Roussillon s’est orientée vers la culture maraîchère, fruitière viticole. L’extension des villes a favorisé une agriculture moderne dans les plaines et sur les coteaux bien exposés. Les fruits et les légumes sont protégés du vent et des gelées par des abris dans le Vaucluse et le Roussillon.

La vigne est le domaine du Languedoc. Sur les coteaux de Corbières, les vins de qualité ne posent pas de problèmes de commercialisation. Par contre, la production littorale est très vulnérable. Destinée aux vins de table, elle subit la concurrence des vins italiens arrivant en France grâce au Marché commun. La crise viticole ne touche pas tous les exploitants. Les grands domaines sont assez solides financièrement pour supporter le poids d’une année de crise. Les petits propriétaires devenus citadins et salariés n’attendent pas de la vigne leur revenu quotidien. En revanche, les exploitations moyennes consacrées exclusivement à la vigne sont menacées.

L’industrie

Les régions montagneuses du Languedoc-Roussillon souffrent de sous-industrialisation. Seules les villes importantes ont attiré quelques industries, mais ces grandes cités ont surtout une activité tertiaire importante. Un peu de houille et de bauxite et maintenant l’uranium côté Massif Central ne suffisent pas à faire venir les industries consommatrices d’énergie. Alès est le seul véritable foyer industriel du languedoc. L’activité industrielle des autres villes tourne autour d’une ou 2 grosses entreprises : Eminence et Cacharel à Nîmes se portent mieux que Poupées Bella à Perpignan dont le secteur industriel est menacé par la disparition éventuelle de cette entreprise. Le secteur le plus actif est sans doute celui de l’agroalimentaire.

Perpignan règne en maître sur le Roussillon et contrôle la plus grande partie du réseau de distribution des produits agricoles.

Nîmes, 2nde ville de la région, jouit d’une position de carrefour entre la Provence et le Languedoc. Depuis les années 50, avec Montpellier, Nîmes accueille de plus en plus d’habitants. Ces derniers viennent des régions agricoles défavorisées comme la Lozère mais aussi de l’étranger : rapatriés d’Afrique du nord, travailleurs émigrés (espagnols, italiens, maghrébins).3 à cette population active se joint celle des retraités attirés par la douceur du climat. Ce brassage de population n’(a pourtant pas altéré le mode de vie original de ces contrées qui s’enorgueillissent d’appartenir à l’Occitanie.

Montpellier : une capitale dynamique 

Longtemps ville sans prétention, assumant ses fonctions de préfecture sans bruit, Montpellier a doublé sa population durant les 20 dernières années. Son rayonnement régional en est renforcé et ses nouvelles fonctions de métropole du Languedoc-Roussillon ont permis de confirmer son rôle prédominant.

Montpellier est capitale administrative mais aussi intellectuelle. Son centre universitaire est l’un des plus grands de France. À l’université de Médecine, la plus ancienne, s’ajoutent aujourd’hui celles de chimie, d’agronomie, de gestion et d’informatique. Par contre son rôle industriel est bien modeste et guère plus important qu’à Nîmes ou Perpignan. Dans sa propre région, Marseille, Toulouse et même Clermont-Ferrand ont plus d’influence. 

Un pays touristique 

La côte languedocienne a bénéficié d’une importante intervention de l’État au niveau de l’aménagement de son littoral. Pour résoudre le problème de saturation de la Cöte d’Azur, l’État a entrepris un vaste programme de réaménagement. Alors que dans les années 60 les terres ne valaient pas grand-chose, l’État en a profité pour « geler » de milliers d’hectares. L’aménagement s’est fait lentement, d’abord en assainissant les terres marécageuses (démoustication, plantation forestière, dragage des étangs) et en développant le réseau de communication, puis en aménageant des ports, puis en développant des stations touristiques (la Grande Motte, Carnon, cap d’Agde, Gruissan, Port-Leucate, Port-Barcarès). 2 millions de bâtiments neufs se dressent le long de la côte ! Et pour ceux qui veulent le soleil à moindre frais il reste les nombreux campings !

À l’intérieur du pays, comme dans la plupart des régions françaises, se pratique un tourisme vert. Là encore l’État a pu délimiter sans difficulté un vaste parc national dans les Cévennes.

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