Provence-Alpes-Côtes-d'Azur

La région en résumé : 6 départements (Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône, Var, Vaucluse, Hautes-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) – 2 grandes villes : Marseille (métropole régionale, 1,5 million d’habitants) et Nice – Agriculture intensive spécialisée – Industrie encore insuffisante et trop localisée – Région touristique.

Le relief 

La PACA-Corse est sans doute la région de France qui regroupe la plus grande diversité de reliefs : haute montagne, monts et plateaux de moyenne altitude, vaste plaine fluviale, petites plaines côtières et littoral rocheux ou sableux. 

Le climat 

Le climat méditerranéen se caractérise par beaucoup d’heures de soleil (2 800 heures à Nice ou Marseille), une température élevée (+ 15°), des pluies irrégulières et violentes qui donnent plus d’eau par an à Nice, par exemple (810 mm), qu’à Lille (685 mm) mais en moins de jours : 86 à Nice contre 171 à Lille ! 

L’agriculture 

Peu de terres pour les agriculteurs mais une température et un ensoleillement sans pareils. La région s’est orientée vers une production spécialisée et intensive : fruits, légumes et fleurs (plantes, bouquets, parfums).

Bien qu’il y ait suffisamment de pluies, violence et surtout leur irrégularité ne permettent pas aux exploitants de compter sur elles ; l’irrigation est nécessaire.

Les fruits et les légumes (vallées du Rhône et de la Durance) produits toute l’année ont permis à la région d’être en tête des provinces exportatrices françaises. La Camargue fournit 95 % du riz français. les Alpes-de-Haute-Provence mais aussi le Vaucluse ont orienté leur production agricole vers les cultures florales, mettant leur région en tête des productions de fleurs et de plantes à parfums.

Les côtes-de-provence et le raisin de table sont là pour témoigner de l’importance du vignoble.

La forêt provençale, hélas trop souvent ravagée par les incendies estivaux, permet cependant une production de bois d’œuvre et d’industrie conséquente. Cette forêt s’étend du maquis et de la garrigue du bord de mer aux mélèzes et aux sapins du Briançonnais.

Dans le domaine de la pêche, Marseille reste le 1er port de la région et le 1er port national pour la sardine. Dans tous les petits ports de la côte la pêche artisanale alimente le marché local en délicieux poissons de roche qui font la gloire de la bouillabaisse : girelles, sarans, rascasses, perroquets, tacots… autant de noms chantants pour de beaux poissons colorés. 

Une industrie naissante mais trop localisée 

Lorsque la révolution industrielle du XIXe siècle s’est amorcée, la région alors pauvre en ressources naturelles a été laissée à l’écart. Encore aujourd’hui, elle ne peut être qualifiée d’industrielle. pourtant certains secteurs ont réussi à s’imposer : la pétrochimie à Fos-sur-Mer.

Traditionnellement la région méditerranéenne était tournée vers le commerce. En cela les atouts étaient nombreux : multiples abris d’une côte rocheuse, vallée du Rhône ouvrant sur le reste de l’Europe. De cette vocation commerciale sont nés d’importants chantiers navals de construction ou de réparation. Mais ces dernières années, ce secteur est fortement concurrencé par l’étranger (Japon notamment) et le déclin de l’activité navale à La Seyne-sur-Mer et à La Ciotat entraîne un chômage très élevé. Pour remédier à ces problèmes, les chantiers navals ont été regroupés avec celui de Dunkerque (Nord) par NORMED pour l’activité navale propre. CNIM (Constructions navales et industrielles de Méditerranée à La Seyne-sur-Mer) fabrique des chaudières industrielles, des incinérateurs, des escaliers mécaniques et du matériel pour les plateformes offshore (extraction dyu gaz ou du pétrole sous-marin). À la Ciotat, les réparations et les transformations de bateaux essaient de prendre le relais de la construction en déclin.

Tout autour de l’étang de Berre, se sont installées des industries lourdes et surtout de grands complexes pétroliers avec 4 grandes raffineries : Shell à Berre, BP à Lavera, la CFP (Compagnie française des pétroles, groupe Total) à La Mède et Esso à Fos. La ptrochimie a suivi : Shell-Chimie, ATOCHEM (Marseille), Cabot-France (Berre) et Générale des engrais (Le Pontet).

Le complexe industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer a été mis en place entre 1965 et 1973. son but : donner à la région une structure industrielle digne d’elle et absorber un taux de chomâge déjà élevé. La crise économique pétrolière des années 70 n’a pas permis un essor aussi rapide que prévu. Actuellement le nombre d’emplois engendrés par Fos n’est pas encore suffissant mais la relance est amorcée.

L’installation du gruope anglais ICI (Imperial Chemical Industries) à Fos renforce la concentration chimique de la région. Parallèlement à la pétrochimie, la métallurgie a trouvé une place importante avec UGIFOS (Ugine Aciers) et la Compagnie française d’entreprises métalliques. Le secteur des constructions aéronautiques est plus récent. À Marignane : SNIAS (Société nationale industrielle aérospatiale) et à Istres : SNECMA, Dassault, Société européenne de propulsion (spécialisées dans la fabrication d’hélicoptères et de satellites). Toujours pour la région de Marseille, parmi les secteurs les plus actifs, on remarque l’agroalimentaire qui s’approvisionne en produits locaux (fruits, légumes, pêche).

Dans une région très urbanisée, du moins sur la côte comme dans le Midi méditerranéen, la production de matériaux de construction est importante : Société des Ciments Lafarge, Costamagna, Ciments Vicats, Tuileries de la Méditerranée… La région de Nice est plus orientée vers les activités du secteur tertiaire (Parc international d’activités de Valbonne-Sophia-Antipolis). Les secteurs de pointe comme l’électronique : IBM, Texas-Instrument et Thomson CSF se sont les géants, mais certaines sociétés régionales ont su se tailler une part du marché national : Legrand, SFERNICE, Télémécanique.

Parmi les spécialités régionales, les parfums de Grasse sont connus mais ne représentent pas une activité économique très importante.

La vocation commerciale demeure. Le secteur tertiaire met la région au 7e rang français. la Foire internationale de Marseil et le festival du cinéma à Cannes sont mondialement connus.

Au service d’une région, les transports sont étonnamment développés. En dépit du relief, l’autoroute du Soleil conduit des milliers de vacanciers jusqu’à la frontière italienne. Tourisme oblige, 2 aéroports internationaux (respectivement 2e et 3e du trafic régional après Paris), pour une région ce n’est pas si mal ! Marseille-Marignane est une escale vers l’Afrique et Nice-Côte d’Azur vers l’Orient. Le trafic touristique est le plus important après Paris. 

Le tourisme : vert, blanc, bleu 

Les atouts naturels sont nombreux : mer, montagne, soleil, voilà de quoi en faire un paradis touristique. Après Paris, c’est la 2nde région touristique française.

Le tourisme vert, récent, offre maintenant de nombreux équipements : des plans d’eau (Saint-Cassien, Saint-Croix, Serre-Ponçon), des campings, des gîtes… mais aussi des parcs naturels nationaux (Queyras, Camargue, Luberon) ou régionaux (Les Écrins, Mercantour, île de Port-Cros).

Assimilé au tourisme vert, le thermalisme du Midi est également réputé (Gréoux-les-Bains, Aix-en-Provence, Camoins-les-Bains et Digne).

Les Alpes du Sud offrent de nombreuses stations de sports d’hiver. Le domaine skiable n’est pas aussi important que celui de Rhône-Alpes, mais les champs de neige (39 stations) à moins de 100 km de Nice ou à 200 km de Marseille n’en sont pas moins appréciés. Certaines stations rivalisent de réputation avec les grands noms des Alpes du Nord : Serre-Chevalier, Montgenèvre, Valberg, Orcières-Merlette, Isola 2000…

Côté « bleu », la région de la 1re pour la navigation de plaisance. Les ports (66) de Port-Saint-Louis à Menton, sans cesse en train de s’agrandir, sont surchargés.

Le Midi, c’est aussi les festivals et les congrès. La capacité d’accueil en congrès de PACA la met en tête des régions européennes. Le festival de musique d’Aix-en-Provence, de cinéma de Cannes , du jazz d’Antibes ou d’art dramatique et de ballets d’Avignon sont autant de manifestations mondialement connues. 

Marseille 

Marseille est le 1er port français et la 2e agglomération de plus d’un million d’habitants après Paris et Lyon (plus de 1,5 million d’habitants avec l’agglomération). Bien qu’excentrée dans sa région, Marseille est une métropole d’équilibre. Capitale administrative, elle est aussi une place financière boursière. L’activité portuaire dessert la région et la France. Son rayonnement parfois contesté est réel : l’influence de la Société marseillaise de crédit (banque) dépasse largement la région, de même que ses journaux : La Marseillaise est lue dans une 12aine de départements (dont 7 extérieurs à la région). Marseille doit partager ses fonctions universitaires et culturelles avec Aix-en-Provence. 

Nice 

De son côté, Nice rayonne sur la Côte d’Azur. Moins importante que Marseille, Nice dispose de nombreux atouts pour être une grande métropole. La ville jouit d’un prestige à l’étranger que ne pourra jamais lui ravir aucune autre cité. L’importance de son aéroport, du trafic touristique et d’affaires est là pour en témoigner.

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