L'Aquitaine

La région en résumé : 5 départements (Dordogne, Girondes, Lande, Lot-et-Garonne, Pyrénées-Atlantiques) – Bordeaux (640 000 habitants) – Agriculture dynamique – Peu d’industries – déséquilibre entre la métropole et le reste de la région.

Une agriculture originale : des vignobles et la forêt

Que de paysages en Aquitaine ! Les plateaux du Périgord, calcaires et secs, dominent la vallée de la Garonne aux terrasses alluviales intensivement cultivées. L’estuaire de la Gironde, large et profond, entraîne loin à l’intérieur des terres l’influence maritime. La plaine des Landes, unique en France, est un vaste triangle bordant tout le littoral. Les Pyrénées enfin, pas très élevées, sont appelés ici Pays Basque.

La position méridionale et l’influence océanique donnent à l’Aquitaine un climat doux et humide propice à une agriculture maraîchère et fruitière. D’Agen à Bordeaux s’étalent vergers et potagers, domaines des petits exploitants où « l’on secoue les pruniers pour avoir de bons pruneaux ». Plus loin, vers le Massif Central, l’élevage est associé à une polyculture (céréales, oléagineux, plantes fourragères, tabac) de plus en plus orientée dans la production de maïs.

Vers la Charente les éleveurs se consacrent aux bovins, alors que du côté de Midi-Pyrénées ils préfèrent les volailles et les ovins.

Mais sans conteste, ce qui fait la célébrité de l’agriculture aquitaine est le vignoble bordelais. Avec celui de Bourgogne, on lui doit les plus grands crus français. de part et d’autre de la Gironde, de la Garonne et de la Dordogne jusqu’à Monbazillac, la vigne occupe presque tout le paysage. Encore souvent le domaine de petits exploitants, cette vigne est pourtant devenue célèbre par « ses châteaux » et ses crus qui appartenaient autrefois à la haute bourgeoisie bordelaise : château-lafite, château-margaux, Saint-Estèphe (tous 3 célèbres médocs, du nom de la région au sud de la Gironde), saint-émilion, pomerol… Aujourd’hui, ces propriétés valent une fortune qui n’est plus que rarement le monopole d’une famille. Les banques et les investisseurs étrangers en prennent peu à peu possession.

Autrefois domaine des petits paysans-résiniers, la forêt landaise est aujourd’hui exploitée par de grandes sociétés.3 son principal débouché : les grosses usines de papiers de Bègles, Facture, Roquefort et Tartas qui appartiennent pour la plupart au groupe Saint-Gobain. Les derniers gemmeurs (ceux qui incisent les pins et recueillent ainsi la résine) seront bientôt partis. Il n’y a plus de place pour eux face aux grands exploitants aidés par l’État.

En plus du papier et de la résine, les pins landais servent à fabriquer des lambris (lames de bois utilisées en menuiserie et en revêtements muraux).

Presque à mi-chemin entre la Gironde et les Pyrénées, sur le littoral landais, le bassin d’Arcachon a été longtemps le seul lieu balnéaire e toute cette côte sableuse. Pêcheurs et ostréiculteurs ont aujourd’hui bien du mal à défendre leur territoire contre l’invasion saisonnière des vacanciers.

Une région longtemps boudée par les industriels

Comme Midi-Pyrénées, l’Aquitaine n’a pas attiré les investisseurs industriels au XIXe siècle. L’industrialisation récente de cette région est liée à la politique de décentralisation.

Pourtant, l’aquitaine n’est pas dépourvue de sources d’énergie : un peu de pétrole (Parentis) et surtout beaucoup de gaz naturel (Lacq) mais également, une grande masse d’énergie hydroélectrique (rivières du Massif Central et des Pyrénées). Cette énergie est en majeure partie exportée vers d’autres régions.

Les industries importantes se localisent au pied des Pyrénées. À Noguères, l’usine d’aluminium est la 1re de France. L’industrie chimique est concentrée autour du gisement de gaz de Lacq et à Lannemezan. Bayonne et Pau se répartissent quelques industries modernes et diversifiées : construction mécanique et électrique, chimie, construction aéronautique.

Les entreprises qui ont « choisi » de se décentraliser en Aquitaine se sont installées à Bordeaux (640 000 habitants avec son agglomération) : poudrerie, aéronautique (Marcel Dassault, SNIAS), électronique (IBM, Siemens), produits pharmaceutiques (Laboratoires Labaz) ou construction automobile (Ford). L’agglomération s’est développée autour d’un complexe portuaire (le 6e français) qui étend son activité jusqu’à Verdon à l’embouchure de la Gironde (100 km séparent Bordeaux de Verdon !).

Le commerce des vins, utrefois essentiel, ne représente plus qu’une faible part face au trafic pétrolier. Plus qu’à ses fonctions industrielles et portuaires, la ville doit son essor et son dynamisme à son rôle de métropole régionale. Elle concentre les services administratifs, et son université accueille près de 40 000 étudiants.

L’influence régionale de Bordeaux se mesure au tirage de son journal Sud-Ouest qui, avec plus de 400 000 exemplaires, dépasse les limites de l’Aquitaine. Ville la plus importante de la côte atlantique française, Bordeaux n’est cependant pas une métropole européenne. On lui reproche de se désintéresser de ses campagnes au profit de ses activités commerciales et de ses grands vins.

Tourisme

Pour éviter un développement anarchique des stations balnéaires sur le littoral landais, l’État a planifié l’urbanisation de la région. Comme en Languedoc, des ensemble (9 au total) sont programmés mais leur construction est plus lente qu’en Méditerranée. Longtemps concentrés autour du bassin d’Arcachon, les vacanciers s’installent tout le long du littoral. Les belles villas de Saint-Jean-de-Luz et Biarritz connaissent les vagues saisonnières depuis longtemps. Le camping s’est développé en même temps que l’engouement pour la planche à voile et le surf.

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