Le Limousin

La région en résumé : 3 départements (Corrèze, Creuse, Haute-Vienne) – 740 000 habitants (à peine plus que le département de la Corse) – 2 grandes villes : Limoges (170 000 habitants), la métropole réginale, et Brive (60 000 habitants) – Une région agricole. 

Le relief 

De la « Montagne » limousine ou plateau de Millevaches qui culmine à 978 m au-dessus de Meymac à la Basse Marche (environ 300 mètres), le plateau limousin s’incline doucement. Les rivières, qu’elles s’élancent vers la Loire au nord ou la Garonne au Sud, ont entaillé profondément ce plateau. Les vallées en gorge n’ont pas favorisé la circulation mais ont permis la construction de barrages hydroélectriques. Plus que ce manque de passage le climat rude a rendu la vie difficile aux Limousins.

Les pluies venant de l’Atlantique rafraîchissent le climat en altitude au lieu de l’adoucir.3 le gel, si fréquent de l’automne au printemps, fait parfois des intrusions en plein été. 

En dépit de ses rigueurs climatiques et du manque de communications naturelles, le Limousin agricole relève la tête. La concurrence avec les plaines plus riches et surtout avec les pays de la Communauté économique européenne (CEE) a obligé les Limousins à se spécialiser. La polyculture, nécessaire autrefois pour faire vivre les paysans, fait place aux cultures fourragères, et les céréales restantes sont destinées au bétail. Les champs peu à peu convertis en prairies, le bétail soigneusement sélectionné, le ramassage du lait organisé, tous ces éléments mettent aujourd’hui la Corrèze parmi les 10 premiers départements producteurs de veaux et la Haute-Vienne à la 2e place pour la viande de mouton.

Le Limousin est tourné résolument vers l’élevage 

En dépit de ses rigueurs climatiques et du manque de communications naturelles, le Limousin agricole relève la tête. La concurrence avec les plaines plus riches et surtout avec les pays de la Communauté économique européenne (CEE) a obligé les Limousins à se spécialiser. La polyculture, nécessaire autrefois pour faire vivre les paysans, fait place aux cultures fourragères, et les céréales restantes sont destinées au bétail. Les champs peu à peu convertis en prairies, le bétail soigneusement sélectionné, le ramassage du lait organisé, tous ces éléments mettent aujourd’hui la Corrèze parmi les 10 premiers départements producteurs de veaux et la Haute-Vienne à la 2e place pour la viande de mouton.

Les bovins limousins sont élevés pour leur viande. Bœufs et veaux sont envoyés sur les marchés locaux de Saint-Yrieix, Guéret et Égletons.

Cette reconversion a entraîné l’abandon des terres les moins productives ainsi que la diminution des petites exploitations (moins de 35 hectares) au profit de celles de plus de 50 ha).

L’industrie traditionnelle du Limousin décline 

Au siècle dernier, le plateau limousin était étonnamment peuplé (30 habitants au km² sur le plateau de Millevaches) et a servi de réservoir de main-d’œuvre, d’abord aux villes voisines puis à la capitale et aux grads foyers industriels.

Le Limousin s’est peu à peu dépeuplé, gardant une main-d’œuvre d’artisans pour la Manufacture d’armes de Tulle, les tapisseries d’Aubusson, les porcelaines puis les porcelaines puis les chaussures de Limoges. Ces industries traditionnelles de renom déclinent pour la plupart. La politique de décentralisation a bien amené vers Limoges de nombreuses activités mécaniques et électriques, mais cette reconversion reste bien insuffisante pour donner au Limousin une réelle impulsion industrielle. pourtant l’énergie ne manque pas. D’abord les centrales hydroélectriques puis l’uranium de La Crouzille n’ont pas suffi à attirer les industries consommatrices d’énergie. Le Limousin exporte son énergie.

4 villes pour le Limousin 

Seulement 4 villes dépassent 15 000 habitants en Limousin. Guéret et Tulle, aux activités industrielles faibles, jouent un rôle commercial régional important, de même que les petites villes-marchés de La Souterraine, Saint-Julien, Aubusson, Ussel, Saint-Yrieix et Égletons.

Brive avec ses 60 000 habitants occupe le cœur d’un bassin agricole et se tourne plutôt vers l’Aquitaine. Son dynamisme industriel et commercial en fait une ville vivante et active, au climat plus doux et plus chaud que sur le plateau, où il est agréable de vivre.

Limoges, si loin de Paris et même de Bordeaux et de Toulouse, a vu se développer des secteurs industriels et commerciaux au réel rayonnement régional. Mais, après diverses crises de l’industrie de la porcelaine puis de la chaussure, la reconversion est difficile. Pourtant Saviem s’est décentralisé et les Établissements Legrand, producteurs de porcelaine, se sont reconvertis dans le petit matériel électrique. C’est sans doute sa nouvelle fonction de capitale régionale qui l’oriente vers une activité tertiaire.

Le tourisme vert en Limousin 

Il existe une certaine activité touristique en Limousin. Bien sûr, rien de comparable avec les grandes régions balnéaires. Les résidences secondaires se multiplient autour des villes, mais aussi dans les campagnes lointaines où l’on souhaite garder quelques biens hérités pour les week-ends et la retraite.

Les agriculteurs qui offrent l’hébergement en gîte rural en tirent un revenu non négligeable, mais la saison est courte et le temps incertain. Les lacs de barrage sont aussi aménagés pour les joies de la baignade et de la planche à voile. Les amateurs de pêche peuvent taquiner la truite dans les torrents.

1 vote. Moyenne 1.00 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site