Le Midi-Pyrénées

La région en résumé : 8 départements (Ariège, Aveyron, Haute-Garonne, Gers, Lot, Hautes-Pyrénées, Tarn, Tarn-et-Garonne) – Toulouse (500 000 habitants) – Agriculture variée – Industrie jeune encore peu développée.

Le relief 

Des Pyrénées au Massif central en longeant la Garonne, les paysages des 8 départements changent. Le plateau du Quercy est un causse aride profondément entaillé par les vallées.

Au pied des Pyrénées, des collines aux sols lourds mais fertiles ondulent entre des vallées dissymétriques. La Garonne s’étale dans un lit surplombé par des terrasses irriguées destinées à une culture.

Midi-Pyrénées est une région agricole 

Aujourd’hui, relativement peu peuplées, les campagnes partagent les terres entre agriculture et élevage. Les sols, rendus fertiles par l’apport d’engrais et l’irrigation, donnent de bons rendements, loin d’atteindre toutefois ceux des plateaux riches du Bassin parisien. Le climat méridional chaud semble favorable, pourtant les caprices du temps ne sont pas sans mettre régulièrement en danger les récoltes.

Une gelée tardive de début de printemps, des orages dévastateurs en plein été ou bien au contraire une sécheresse prolongée, toutes ces calamités, imprévisibles et contre lesquelles les paysans ne peuvent rien, menacent une activité agricole régulière. C’est pourquoi les paysans préfèrent multiplier leurs types de cultures (polyculture) afin de minimiser les dégâts.

En Midi-Pyrénées, la polyproduction associe surtout l’élevage bovin (boucherie) ou de volailles (oies, canards pour les foies) aux cultures céréalières et à la vigne. Cette dernière tend à n’être conservée que dans les régions dites d’(appellation contrôlée : Cahors, Fronton, Gaillac et surtout Armagnac pour la production d’une eau-de-vie pourtant moins cotée que sa voisine de Cognac (Charente).

Dans les vallées, à l’aide des engrais et de l’irrigation, sur des terrasses bien aménagées, les vergers et les cultures maraîchères ont l’exclusivité. La culture fruitière a bénéficié dans les années 60 de l’arrivée des rapatriés d’Algérie qui, trouvant des terres peu chères, se sont installés avec leur argent frais et leurs idées modernes. Leur production, autrefois consacrée à la pêche, s’étend maintenant aux poires et aux pommes moins concurrencées par l’entrée de l’Espagne dans la Communauté économique européenne.

Dans l’ensemble, les agriculteurs de la région Midi-Pyrénées sont de petits propriétaires.

En dehors des foies gras, cassoulets, confits et fromages des Pyrénées qui font la réputation des produits de la région, le terroir fournit bien d’autres appellations contrôlées : du raisin (chasselas), des vins (cahors, gaillac, madiran, côtes-du-frontonais), des fromages (roquefort, bleu des Causses, laguiole).

Industrie et artisanat : un héritage historique pauvre 

Midi-Pyrénées n’a jamais attiré les investisseurs industriels. La bourgeoisie locale préférait placer son argent dans la terre et l’immobilier, et les étrangers trouvaient le Midi trop loin de Paris et pauvre en matières premières. (La carrière de talc de Luzenac, [Ariège] est la plus vaste carrière à ciel ouvert du monde.)

Les entreprises familiales continuent leur production dans un réseau de petites villes émiettées dans toute la région : industrie textile à Lavelanet, Castres et Mazamet ; travail du cuir et des peaux à Graulhet et Millau ; métallurgie à Tarbes, Decazeville, Pamiers et Carmaux ; industrie du papier à Saint-Girons et Saint-Gaudens.

Les entreprises agroalimentaires, plus récentes, n’arrivent pas à absorber la production agricole qui est exportée avant d’être transformée. On sait que les conserveries bretonnes livrent l’essentiel de la production française de « cassoulet toulousain ! »

Le tissu industriel actuel est dû à la volonté du gouvernement. La plupart des décentralisations ont réussi et ont entraîné le développement de la sous-traitance, parfois d’une haute technicité. Toulouse a été privilégiée en accueillant le secteur aéronautique (Aérospatiale), spatial, électronique et informatique.

Des villes petites et moyennes dans l’orbite de Toulouse 

11 villes de plus de 20 000 habitants et 27 de plus de 5 000 habitants fournissent à Midi-Pyrénées un réseau urbain régulièrement réparti dans les vallées.

Mais la vie citadine repose sur la métropole régionale : Toulouse. Dépassant 500 000 habitants avec son agglomération, la ville, en étendant son influence sur la région, a freiné le développement des autres centres urbains.

Toulouse s’est développée grâce à sa position de carrefour. Sur les bords de la Garonne, entre l’Atlantique et la Méditerranée, la ville a accueilli les échanges commerciaux transversaux. Son tissu industriel est varié : de l’entreprise traditionnelle (confection, mécanique, chimie) aux secteurs de pointe (électronique, informatique, aéronautique), elle doit son industrialisation aux conflits franco-germaniques qui rendaient vulnérables les régions frontalières de l’Est. C’est ainsi qu’après 1918 les usines d’armements sont venues s’installer dans la Ville rose. En même temps, l’essor de l’aviation a amené des sociétés prestigieuses à proximité de l’aéroport de Blagnac : Latécoère, Dewoitine, Fouga et Breguet ont donné ses lettres de noblesse à la ville de l’aéronautique. Aujourd’hui l’Aérospatiale construit Airbus.

Avec ces industries de pointe, des grandes écoles se sont décentralisées. Le secteur de la recherche est très actif au sein des universités et des laboratoires privés.

En devenant métropole régionale officielle, Toulouse a reçu tous les services publics et privés d’une capitale. Elle accueille ¼ de la population de sa région.

Un patrimoine culturel riche pour un tourisme raffiné 

Son patrimoine architectural fait sa notoriété auprès des amateurs de « belles pierres ». Les villages qui autrefois étaient des « bastides » offrent une infinie variété de formes. Aux XVIIIe siècle, le comte de Toulouse eut l’idée de construire des places fortes pour conquérir le Sud-Ouest.

Plus tard, les rois de France et d’Angleterre, ainsi que les petits seigneurs, ont poursuivi ces rêves de conquête. Les bastides érigées n’étaient pas des places militaires mais des lieux privilégiés, où bon nombre de libertés étaient accordées par le roi ou le seigneur afin de développer l’activité économique (chaque habitant avait droit à une maison, un jardin et une vigne dont il pouvait disposer en toute liberté y compris celle de vendre ce bien). Ces lieux admirables sont rarement des villes, mais plutôt des villages qui attirent les photographes.

Les stations de ski de Saint-Lary et de La Mongie accueillent Toulousains et Bordelais. Luchon attire toujours les curistes, Lourdes les pèlerins, et le cirque de Gavarnie les touristes.

Dans toute la région, l’exode rural et peu à peu compensé par une population de week-end, comme en témoigne l’aménagement croissant des résidences secondaires.

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Commentaires (1)

1. MAthiolinder (site web) 11/10/2010

Diss sides is magnifique<3

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